L’article L1121-1 du code du travail dispose que nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché.
Le principe est le suivant : le salarié peut choisir ses vêtements librement, sauf si l’employeur lui impose des restrictions, mais alors, celles-ci doivent être justifiées par une finalité précise.
Les entreprises peuvent-elles imposer un code vestimentaire ?
Il est possible d’imposer un uniforme ou de restreindre la liberté vestimentaire des employés.
Mais ces exigences doivent être justifiées par les fonctions occupées par le personnel en question.
Le port d’un uniforme, par exemple, est possible dans la mesure où il est exigé à des fins de sécurité.
Certaines de ces restrictions vestimentaires sont exigées par la loi.
L’employeur ne fait alors que les appliquer.
Des restrictions vestimentaires peuvent également être imposées par l’employeur à des fins commerciales.
Cette pratique est communément admise, permettant notamment la reconnaissance du personnel en magasin ou en restauration.
Il est possible d’exiger de la part de salariés le port d’une “tenue correcte”.
Cela exclut certains vêtements, comme les bermudas et survêtements.
L’appréciation du dress code se fait au cas par cas, selon les professions.
L’employeur qui exige le port d’un uniforme doit en assumer la charge financière et l’entretien.
Si votre fonction exige le port d’une tenue vestimentaire spécifique ou d’un uniforme, vous devez vous y conformer dès lors que l’exigence correspond à une finalité proportionnée à votre perte de liberté vestimentaire.
L’uniforme, s’il en est en question, vous est fourni ou payé.
L’employeur doit également en assurer l’entretien.
Les droits du salarié peuvent donc être limités.
Toutefois, ils ne peuvent l’être qu’en raison des nécessités imposées par son emploi.
Celles-ci doivent correspondre à un but légitime.
L’employeur ne peut imposer de contraintes vestimentaires que dans le cadre de l’exercice de la mission impartie au salarié.
L’habillage et le déshabillage doivent ainsi être réalisés dans l’entreprise ou sur le lieu de travail.
Le temps qui y est consacré donne droit à une contrepartie, soit sous la forme de temps de repos, soit sous forme financière.