Méditer inverserait cette tendance et réduirait les risques de contracter des maladies liées à ce processus d'inflammation.
En revanche, ceux qui pratiquent yoga et méditation voient leur production de NF-kB et de cytokines diminuer, ce qui induit une inversion de l'expression inflammatoire des gènes.
Quinze minutes par jour de méditation semblent suffire pour inverser la tendance.
Les disciplines comme le yoga, la méditation ou le taï-chi peuvent inverser les effets néfastes du stress et de la dépression sur notre ADN.
Autrement dit, le corps humain serait pourvu de la fonction "on efface tout et on recommence", à condition qu'elle soit enclenchée par des exercices réguliers autour de la respiration et de la concentration.
Cette étude, publiée dans la revue américaine "Frontiers in immunology" le 16 juin, évoque le fait que ces pratiques permettent de diminuer l'expression des gènes qui favorisent l'inflammation.
Laquelle est chronique et néfaste lorsque le corps subit du stress de manière répétée et/ou plusieurs épisodes dépressifs.
En résumé, le stress et la dépression activent une réaction moléculaire dans notre ADN, qui favorise les épisodes inflammatoires.
Méditer inverserait cette tendance et réduirait les risques de contracter des maladies liées à ce processus d'inflammation.
Concrètement, si une personne est exposée à un stress, son système nerveux sympathique se déclenche et augmente la production d'une molécule appelée NF-kB qui va traduire ce stress au niveau de ses gènes.
Ces derniers vont produire des protéines qui engendrent une inflammation des cellules de son corps.
Cette réaction de défense lui sera très utile, mais à long terme, après plusieurs épisodes de stress ou de dépression, elle peut accélérer le vieillissement.