Les huiles végétales, que ce soit l’huile d’amande douce, l’huile de coco, l’huile de jojoba, l’huile d’argan, l’huile d’avocat, l’huile de ricin, l’huile de moringa, l’huile de nigelle, etc... à l’état brut/pur ont en commun certaines particularités : elles ont une grosse masse moléculaire et elles sont hydrophobes.
Il faut comprendre que la cuticule du cheveu est comme une toute petite porte, par laquelle seulement de toutes petites molécules peuvent passer.
Si la molécule est trop grosse, elle n’entrera pas.
Et elle n’ira donc pas nourrir l’intérieur du cheveu : le cortex, les chaines de kératine qui la composent et le ciment cellulaire.
Hydrophobe veut dire qu’elle repousse l’eau.
On peut dire que le cheveu devient alors “étanche”.
C’est un problème car si nous souhaitons appliquer un produit qui est fait pour pénétrer le cheveu alors il ne pourra pas, la porte est "fermée".
Les huiles ne feront que barrière à tous les produits suivants.
D’autre part, les bains d’huile feront automatiquement dégorger la couleur (ou la patine) très rapidement et jaunir les blonds.
Si vous devez faire faire une technique sur vos cheveux (coloration, décoloration, balayage, permanente ou autre) veillez à vous être débarrassé de la moindre micro trace d’huile dans vos cheveux.
En effet, les huiles au contact des produits colorants, décolorants ou autre, peuvent faire barrière et empêcher les actifs de faire leur travail.
Et c’est surtout potentiellement dangereux car certains produits professionnels ne sont pas du tout compatibles avec les huiles et pourraient se mettre à fumer et faire littéralement fondre vos cheveux.
Car une huile brute qui n’est pas infusée de filtres UV attire le soleil et ne protège pas.