Il ne faut pas être particulièrement visionnaire pour anticiper que l’année 2024 au niveau français sera « sportive ».
Paris 2024 va fortement irriguer l’espace informationnel avec son lot de controverses en amont sur l’impact pour le quotidien des franciliens notamment, sur le sport-business avec des polémiques inévitables sur les entreprises sponsors, sur les récupérations politiciennes de l’événement en écho avec les élections européennes du 9 juin 2024, etc.
Puis, il y aura le temps des jeux avec très certainement un moment de communion et des demandes en hausse de télétravail.
Il sera difficile pour les entreprises de se tenir totalement à l’écart de cet événement mondial sous peine d’être perçues comme déconnectées des salariés et des clients.
La question sera ainsi de trouver, pour les entreprises non-sponsors, des leviers innovants pour montrer qu’elles sont parties prenantes de ce moment singulier.
Sur un plan plus corporate, les évolutions réglementaires autour des enjeux climat et plus largement ESG – notamment concernant le reporting – vont imposer de nouvelles formes de communication sur les sujets de soutenabilité et plus largement d’engagement des entreprises.
Les organisations de la société civile – ONG, syndicats, élus locaux – vont se positionner en évaluateurs des déclarations des entreprises.
Dès lors, on peut anticiper que des processus de dialogues, voire des rapprochements, en amont, entre entreprises et société civile vont se multiplier.
Les enjeux climatiques, environnementaux et sociaux sur lesquels les entreprises sont attendues, ouvrent des opportunités d’innovations dans la manière de gérer et de communiquer.
De nouvelles formes de gouvernance élargie de l’engagement des entreprises devraient émerger.
Toutefois, en France et plus largement en Europe, il faudra en 2024 être vigilant à une potentielle importation du débat particulièrement tendu aux États-Unis sur le sujet des investissements ESG en écho avec les élections qui auront lieu en novembre, outre-Atlantique.