Les vernis semi-permanents reposent toutefois sur des produits très chimiques : les solvants et la colle contiennent des composés allergisants et des perturbateurs endocriniens. Résultat : de nombreuses personnes développent des réactions cutanées comme des allergies, de l’eczéma ou des irritations autour de l'ongle après un contact répété avec ces composés. De même, la pose de vernis semi-permanents entraîne un risque d'agression de la surface de l’ongle, qui va finir par s’affiner. À terme, les ongles deviennent alors mous et cassants. L’environnement dans lequel se déroule la pose des faux ongles laisse également souvent à désirer. Or, comme on va triturer la peau et l'ongle, l’hygiène doit être irréprochable pour éviter les contaminations aux staphylocoques ou les infections, comme les panaris ou les mycoses. Autre point de vigilance : l’utilisation des lampes à UV. L’Académie de médecine alerte sur le danger potentiel de cette exposition répétée, en particulier pour les peaux claires, plus sensibles aux effets des ultraviolets. Il convient également de faire attention à la qualité des kits maison pour la pose de vernis, disponibles en ligne. Beaucoup, vendus à un prix dérisoire, ne respectent pas les normes sanitaires et présentent un danger pour la santé. Il est conseillé d’attendre l’âge de 16 ans pour poser ce type d’ongles, le temps que l’ongle naturel ait atteint sa maturité. La pose de vernis semi-permanents est à éviter en cas de maladie des ongles, comme un psoriasis ou une mycose. Évitez également ce genre de vernis si vos ongles sont déjà fragiles, si vous êtes enceinte ou si vous devez subir une intervention chirurgicale. Ne retirez jamais les faux ongles vous-même, car vous risquez alors d'arracher l'ongle naturel.