L’art ne se débarrasse pas de cette confusion.
Qu’est-ce que l’art?
A quoi sert-il?
Est-ce un simple ornement superflu par rapport aux véritables et impérieux besoins humains, un moyen de communication de nos émotions, un objet mercantile?
Mais où est la Beauté dont nous parlent les classiques et qui a donné son nom aux Beaux-Arts?
Qu’est-il arrivé à ces créations dont le contenu et la forme buvaient aux mêmes sources de la beauté?
Sans beauté, d’idée ou bien de forme, l’œuvre d’art est déjà mort-née, c’est un cadavre en décomposition.
L’art sans beauté n’est qu’un ensemble de formes, comme une tentative de construire la vie avec des parties d’êtres morts.
Le mot Art provient du terme roman Ars et est la capacité de savoir faire quelque chose.
Mais la capacité de faire dépourvue de beauté est détachée de la qualité constructive de la vie, elle ne nous reconstruit plus, elle nous détruit, elle ne nous guérit pas, elle nous rend malade.
Parce que la beauté nous parle des mystères de l’unité et de l’harmonie qui soutient la vie et dont l’origine, comme l’a transmis Platon, est au tout début de la création de l’univers.
Mais peu importe, au-delà de cette raison il y a une sensibilité plus ou moins active qui la reconnaît, une sensibilité vers la beauté, une sensibilité esthétique.
Et ainsi, peu à peu, nous perdons la sensibilité de percevoir et de vibrer avec la beauté qui n’est reconnue que par l’âme qui habite le cœur.
Le cœur réveille la beauté quand elle tombe amoureuse, ou tombe-t-elle amoureuse parce qu’elle réveille la beauté?
Que serait-il de l’être humain s’il perdait sa capacité de percevoir et de reproduire la beauté?
Est-ce qu’il s’éloignerait aussi de l’amour de la vérité, du bien ou de la justice?
Comme ce serait merveilleux si l’art ne mettait pas seulement des ailes à notre imagination, mais aussi à notre Âme-Coeur, ce qui est reconnu dans le Bien, la Vérité et la Beauté!